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Andropogon virginicus

Nom commun : Barbon de Virginie
Catégorie : FLORE
Famille : Poaceae
Milieu : Milieux ouverts et lisières, zones inondables
Origine géographique : Amérique du Nord au nord de l’Amérique du Sud (Colombie)
Nom anglais : Broomsedge bluestem
Auteur : Linné, 1753
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
Les méthodes de gestion sont encore mal connues en France et des expérimentations en milieu naturel avec un suivi sur quelques années sont nécessaires.

Aux Etats-Unis, des expériences ont permis une éradication locale du Barbon après 4 ans d’intervention. Celles-ci consistent en une combinaison de plantation de hautes herbes et de fertilisation, associées à une fauche hivernale et à un pâturage des nouvelles pousses au printemps (Peters & Lowance, 1974).

La lutte biologique n’est pas recommandée dans le cas des graminées, en raison de la menace potentielle que les agents de contrôle pourraient représenter pour les espèces de culture (par exemple, le blé, le riz et la canne à sucre). L’espèce s’installant particulièrement dans les sols perturbés, des mesures pour limiter et éviter la perturbation des écosystèmes qu’elle fréquente peuvent être mises en place.  Par exemple, le contrôle des populations de sangliers peut participer à limitation de l’implantation de l’espèce en réduisant les perturbations du sol associées à sa présence (CABI).

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
L’espèce a été découverte pour la première fois en France en 2006, dans le camp militaire du Poteau (Landes et Gironde). Suite à cette première alerte, une seconde station a été découverte en 2008 sur le site de la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage d’Arjuzanx dans les Landes (Granereau et Verloove, 2010). Le caractère envahissant de l’espèce par multiplication rapide a très vite été démontré. Entre 2008 et 2010, la station d’Arjuzanx est passée de deux pieds à plus de 500 pieds regroupés en plusieurs stations denses.

Ses fins akènes se propagent naturellement par le vent, en flottant sur l’eau et peuvent également adhérer et être transportés par les animaux (via la laine ou la fourrure) et les vêtements des promeneurs. Il s’agit d’une espèce adaptée au feu qui montre une capacité à repousser et à coloniser facilement le sol nu après un incendie (Hughes et al., 1991)

A. virginicus forme des populations monospécifiques qui libèrent des substances allélopathiques et vont rentrer en compétition avec les autres espèces présentes. Il s’agit d’une plante résistante au feu, qui augmente le risque d’incendie à la fin de l’été. Sa présence modifie les processus de succession, provoque l’érosion et altère l’hydrologie du milieu. Elle constitue également une menace pour les systèmes agricoles lorsqu’elle envahit les pâturages (EPPO, 2018).

Répartitions :
En France
Dans le monde

Contributions :

Date de rédaction : 19/03/2020, version 1.

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