Myriophyllum aquaticum


Noms communs : Myriophylle aquatique, Myriophylle du Brésil
Catégorie : FLORE
Famille : Haloragaceae
Milieu : Eaux stagnantes ou à faible courant
Origine géographique : Amérique tropicale et subtropicale - (Argentine, Chili, Brésil)
Nom Anglais : Parrot feather, Brazilian watermilfoil
Auteur : Verdcourt, 1973
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
Pour des surfaces ponctuellement colonisées, l’arrachage manuel à partir des rives où à l’aide d’embarcations montre de bons résultats et constitue la méthode la plus fine pour assurer l’élimination de toutes les parties de la plante. L’arrachage mécanique visant à retirer les parties aériennes de la plante ainsi que ses racines à l’aide d’un godet adapté peut s’avérer utile dans le cas de surfaces et de volumes importants à traiter. Cette technique vise à retirer les parties aériennes de la plante ainsi que ses racines à l’aide d’une grue munie d’une pince hydraulique (c'est-à-dire laissant s’échapper un maximum d’eau et de substrat) et montée sur barge flottante ou sur un engin suivant le contexte (CBN Bailleul, Sarat et al., 2015).

Quelle que soit la méthode employée, il est impératif de protéger le chantier avec des « filtres » (grillages à maille 1 cm x1 cm) pour éviter la contamination d’autres zones. Ces filtres seront à placer en amont et en aval de la zone d’intervention et plus généralement au niveau de toutes les connexions avec les autres pièces d’eau.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
L'introduction de l'espèce en France date de 1880, dans la région de Bordeaux, suite à des essais de naturalisation. Son caractère envahissant est signalé dès 1913 dans les marais de Bruges (environs de Bordeaux). L'espèce est dioïque et seuls des individus femelle sont présents en Europe. Elle est largement commercialisée et utilisée comme plante d'aquarium ou de bassin en extérieur (Fried, 2012).

La formation de populations denses sur de grandes superficies entraîne une diminution locale de la biodiversité et annule la lumière incidente dans l'eau. Il existe des risques d'inondations à l'aval des plans d'eau et des réductions des capacités de drainage des réseaux de fossés, des gênes pour la navigation et la pêche (Dutartre, 2004 in Muller 2004). Une accélération de l'envasement et une altération de la qualité de l'eau a également été observée dans des marais en Vendée (Sarat et al., 2015).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : France Mercier (CEN Basse Normandie), Alain Dutartre (hydrobiologiste indépendant)

Date de rédaction : 24/08/2016, version 2 (mise à jour réglementaire, 19/02/2021)

 



Product Description

Interventions de gestion du Myriophylle du Brésil dans les marais du Jaunay et du Gué-Gorand (Vendée)

Gestion du Myriophylle du Brésil dans le marais de Chicheboville-Bellengreville (Calvados)

Gestion du Myriophylle du Brésil dans le plan d'eau de Riondaz à Viriat (Ain)

FCBN
FCEN
Onema Nord-Est
IBMA
Invabio
CEN LR - Life + Lag'Nature
CBN Bailleul
CBN Brest
CEN Normandie
Arpe
PNR Brenne
Cellule interdépartementale espèces invasives de Wallonie

INPN
DAISIE
GISD
CABI

Delbart E. et Monty A. 2012. Plantes invasives aquatiques en Wallonie. Comment les gérer? Cas des plantes amphibies. Université de Liège – Gembloux Agro-Bio Tech. 28 pp.

Lafontaine, R.-M., Beudels-Jamar, R.C., Delsinne, T., Robert, H. 2013. Risk analysis of the Parrotfeather Myriophyllum aquaticum (Vell.) Verdc. Risk analysis report of non-native organisms in Belgium from the Royal Belgian Institute of Natural Sciences for the Federal Public Service Health, Food chain safety and Environment. 40 pp.

EPPO 2005. EPPO data sheet on Invasive Plants ­ Myriophyllum aquaticum, EPPO. 7 pp.

Fried G. 2012. Guide des plantes invasives. Belin, Paris, 272 pp.

Mercier F. 2014. Gestion du Myriophille du Brésil dans le marais de Chicheboville. Journée d'échanges sur les espèces invasives - 8 juillet 2014. 16 pp.

Muller S. (coord.). 2004. Plantes invasives en France. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris. 168 pp.

Sarat E., Mazaubert E;, Dutartre A., Poulet N., Soubeyran Y. 2015. Les espèces exotiques envahissantes dans les milieux aquatiques : connaissances pratiques et expériences de gestion. Volume 2 : expériences de gestion. Onema. Collection comprendre pour agir. 240 pp.

EPPO - Analyse de risque

Espèce inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union Européenne, en application du règlement européen  n°1143/2014

Espèce inscrite sur la liste de l'Arrêté du 14 février 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces végétales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain

CITATION

GT IBMA. 2016. Myriophyllum aquaticum. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Onema.

Myriophyllum aquaticum – Centre de ressources

Ressources

CITATION

GT IBMA. 2016. Myriophyllum aquaticum. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Onema.

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Myriophyllum aquaticum

Noms communs : Myriophylle aquatique, Myriophylle du Brésil
Catégorie : FLORE
Famille : Haloragaceae
Milieu : Eaux stagnantes ou à faible courant
Origine géographique : Amérique tropicale et subtropicale – (Argentine, Chili, Brésil)
Nom Anglais : Parrot feather, Brazilian watermilfoil
Auteur : Verdcourt, 1973
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
Pour des surfaces ponctuellement colonisées, l’arrachage manuel à partir des rives où à l’aide d’embarcations montre de bons résultats et constitue la méthode la plus fine pour assurer l’élimination de toutes les parties de la plante. L’arrachage mécanique visant à retirer les parties aériennes de la plante ainsi que ses racines à l’aide d’un godet adapté peut s’avérer utile dans le cas de surfaces et de volumes importants à traiter. Cette technique vise à retirer les parties aériennes de la plante ainsi que ses racines à l’aide d’une grue munie d’une pince hydraulique (c’est-à-dire laissant s’échapper un maximum d’eau et de substrat) et montée sur barge flottante ou sur un engin suivant le contexte (CBN Bailleul, Sarat et al., 2015).

Quelle que soit la méthode employée, il est impératif de protéger le chantier avec des « filtres » (grillages à maille 1 cm x1 cm) pour éviter la contamination d’autres zones. Ces filtres seront à placer en amont et en aval de la zone d’intervention et plus généralement au niveau de toutes les connexions avec les autres pièces d’eau.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
L’introduction de l’espèce en France date de 1880, dans la région de Bordeaux, suite à des essais de naturalisation. Son caractère envahissant est signalé dès 1913 dans les marais de Bruges (environs de Bordeaux). L’espèce est dioïque et seuls des individus femelle sont présents en Europe. Elle est largement commercialisée et utilisée comme plante d’aquarium ou de bassin en extérieur (Fried, 2012).

La formation de populations denses sur de grandes superficies entraîne une diminution locale de la biodiversité et annule la lumière incidente dans l’eau. Il existe des risques d’inondations à l’aval des plans d’eau et des réductions des capacités de drainage des réseaux de fossés, des gênes pour la navigation et la pêche (Dutartre, 2004 in Muller 2004). Une accélération de l’envasement et une altération de la qualité de l’eau a également été observée dans des marais en Vendée (Sarat et al., 2015).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions : France Mercier (CEN Basse Normandie), Alain Dutartre (hydrobiologiste indépendant)

Date de rédaction : 24/08/2016, version 2 (mise à jour réglementaire, 19/02/2021)

 

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