Rapana venosa


Noms communs : Rapane veiné
Catégorie : FAUNE
Famille : Muricidae
Milieu : zones subtidales, sédiment sableux ou vaseux
Origine géographique : Pacifique Ouest
Nom anglais : veined rapa
Auteur : Valenciennes, 1846
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
L’espèce ne fait pas l’objet de mesures de gestion particulières. Le Laboratoire Environnement Ressources des Pertuis Charentais (LER/PC) participe à l'évaluation de la présence de ce mollusque dans les Pertuis Charentais, avec le projet RAPSODI.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Sur les côtes françaises, le premier individu R. venosa a été capturé par un pêcheur en baie de Quiberon (Morbihan) en 1997 (Camus, 2001). D'autres individus ont ensuite été observés dans l’anse du Pô (Morbihan) entre 1998 et 2001 et un individu a été signalé à Bouin en Vendée en 2002 (Joly et al., 2002). L’espèce n’a pas semblé être en mesure de se reproduire. Elle a certainement été introduite avec l’import de coquillages pour l’aquaculture : des sacs de palourdes en provenance d’Italie auraient été lestés de rapanas vivants puis remis à l’eau (Le Duff et al., 2013). Selon l’analyse de risque européenne (Zenetos et Galanidis, 2017) des rapanas sont régulièrement identifiés en baie de Quiberon et dans le golfe du Morbihan (26 spécimens au total).
Dans l’étang de Berre (mer Méditerranée), un spécimen de R. venosa a été identifié pour la première fois par un pêcheur en 2015, puis des pontes et plusieurs rapanas ont été observés en 2020 dans ce même étang par un plongeur amateur (Bazil, 2020). Un signalement par les professionnels de la conchyliculture a été fait depuis 2020 dans deux des principaux bassins conchylicoles atlantiques, le Bassin de Marennes Oléron et le Bassin d’Arcachon (Ifremer, 2022).

Rapana venosa est un gastéropode carnivore qui se nourrit essentiellement de mollusques bivalves. Au maximum (à une température de 26°C) il est estimé que des rapanas de grandes tailles (101 à 160 mm) pourraient ingérer jusqu’à 0.8% de leurs poids en une journée et les petits individus (60 à 100 mm) 3.6%, selon une étude réalisée en baie de Chesapeake aux États-Unis (Savini et al., 2002). Seyhan et al. (2003) ont évalué qu'en moyenne 50 g de R. venosa pourrait ingérer 0,17 à 0,30 g de moules par jour.

L’introduction de R. venosa sur les côtes françaises pourrait constituer une menace, notamment en baie de Quiberon et dans la baie de Marennes-Oléron, pour les cultures d’huitres creuses (Magallana gigas) en eaux profondes directement exposées à la prédation (Bouget et al., 2001).

Répartitions :
En France
Dans le monde

Contributions :  Cette fiche a été réalisée en collaboration avec le Service PatriNat dans le cadre de la Directive-cadre Stratégie pour le milieu marin – Cécile Massé (Service patrimoine Naturel) et Suzie Humbert (UMR EPOC)

Date de rédaction : 11/02/2022, version 1



Product Description

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellementDORIS
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Webinaire ENI - mars 2022

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CABI
GISD
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Bazil, P., 2020. L’installation du Rapana venosa. Accessible sur : https://souslasurfacedeletang.home.blog/2020/05/20/linstallation-du-rapana-venossa/ (visité le 11/02/2022).

Bouget, J-F., Camus, P., Joly, J-P., 2001. Ocinebrellus inornatus (Recluz, 1851) et Rapana venosa (Valenciennes, 1846), deux nouveaux gastérodes introduits en Baie de Quiberon. Contrat SRC Bretagne Sud / Ifremer n° 01/2.210 261. Rapport du laboratoire DRVRA-LCB / 01-02, 22 p

Camus, P., 2001 Un bien discret et redoutable prédateur de coquillages, L’exotique globe-trotter : Rapana venosa La Vigie, n° 26, 3-9

Joly, J.-P., Bouget, J.-F., Hirata, T., 2002. Le gastéropode prédateur Rapana venosa : point sur les connaissances et expérimentations au laboratoire. Contrat IFREMER 01/2210542/F. Rapport du laboratoire DRV/RA/LCB

Le Duff, M., Cadiou, S., Grall, J., 2013. Rapana venosa (Valenciennes, 1846), une nouvelle trouvaille inquiétante. An aod-les cahiers naturalistes de l’Observatoire marin 2(1), 27–30

Savini, D., Harding, J. M., & Mann, R. L., 2002. Rapa whelk Rapana venosa (Valenciennes, 1846) predation rates on hard clams Mercenaria mercenaria (Linnaeus, 1758). Journal of Shellfish Research, 21(2), 777

Seyhan, K., Mazlum, E. R., Emiral, H., Engin, S., & Demirhan, S. 2003. Diel feeding periodicity, gastric emptying, and estimated daily food consumption of whelk (Rapana venosa) in the south eastern Black Sea (Turkey) marine ecosystem. Indian Journal of Marine Sciences Vol. 32(3), September 2003, pp. 249-251.

Zenetos, A., Galanidi, M. (2017). EU Non-native Species Risk Analysis – Risk Assessment for Rapana venosa (Valenciennes, 1846). Technical note prepared by IUCN for the European Commission

Zenetos, A., Galanidi, M. (2018). EU Non-native Species Risk Analysis – Risk Assessment for Rapana venosa (Valenciennes, 1846). Technical note prepared by IUCN for the European Commission

Sweet and Sewell (2011). GB Non-native Orgaism Risk Assessment for Rapa venosa . www.nonnativespecies.orgEspèce non réglementée.

CITATION

OFB & UICN France. 2022. Rapana venosa. Base d’information sur les espèces exotiques envahissantes. Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes. UICN France et Office français de la biodiversité.

Rapana venosa – Centre de ressources

Ressources

Pas de retour d’expérience de gestion disponible actuellement

Bazil, P., 2020. L’installation du Rapana venosa. Accessible sur : https://souslasurfacedeletang.home.blog/2020/05/20/linstallation-du-rapana-venossa/ (visité le 11/02/2022).

Bouget, J-F., Camus, P., Joly, J-P., 2001. Ocinebrellus inornatus (Recluz, 1851) et Rapana venosa (Valenciennes, 1846), deux nouveaux gastérodes introduits en Baie de Quiberon. Contrat SRC Bretagne Sud / Ifremer n° 01/2.210 261. Rapport du laboratoire DRVRA-LCB / 01-02, 22 p

Camus, P., 2001 Un bien discret et redoutable prédateur de coquillages, L’exotique globe-trotter : Rapana venosa La Vigie, n° 26, 3-9

Joly, J.-P., Bouget, J.-F., Hirata, T., 2002. Le gastéropode prédateur Rapana venosa : point sur les connaissances et expérimentations au laboratoire. Contrat IFREMER 01/2210542/F. Rapport du laboratoire DRV/RA/LCB

Le Duff, M., Cadiou, S., Grall, J., 2013. Rapana venosa (Valenciennes, 1846), une nouvelle trouvaille inquiétante. An aod-les cahiers naturalistes de l’Observatoire marin 2(1), 27–30

Savini, D., Harding, J. M., & Mann, R. L., 2002. Rapa whelk Rapana venosa (Valenciennes, 1846) predation rates on hard clams Mercenaria mercenaria (Linnaeus, 1758). Journal of Shellfish Research, 21(2), 777

Seyhan, K., Mazlum, E. R., Emiral, H., Engin, S., & Demirhan, S. 2003. Diel feeding periodicity, gastric emptying, and estimated daily food consumption of whelk (Rapana venosa) in the south eastern Black Sea (Turkey) marine ecosystem. Indian Journal of Marine Sciences Vol. 32(3), September 2003, pp. 249-251.

Zenetos, A., Galanidi, M. (2017). EU Non-native Species Risk Analysis – Risk Assessment for Rapana venosa (Valenciennes, 1846). Technical note prepared by IUCN for the European Commission

Espèce non réglementée.

CITATION

OFB & UICN France. 2022. Rapana venosa. Base d’information sur les espèces exotiques envahissantes. Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes. UICN France et Office français de la biodiversité.

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Rapana venosa

Noms communs : Rapane veiné
Catégorie : FAUNE
Famille : Muricidae
Milieu : zones subtidales, sédiment sableux ou vaseux
Origine géographique : Pacifique Ouest
Nom anglais : veined rapa
Auteur : Valenciennes, 1846
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
L’espèce ne fait pas l’objet de mesures de gestion particulières. Le Laboratoire Environnement Ressources des Pertuis Charentais (LER/PC) participe à l’évaluation de la présence de ce mollusque dans les Pertuis Charentais, avec le projet RAPSODI.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Sur les côtes françaises, le premier individu R. venosa a été capturé par un pêcheur en baie de Quiberon (Morbihan) en 1997 (Camus, 2001). D’autres individus ont ensuite été observés dans l’anse du Pô (Morbihan) entre 1998 et 2001 et un individu a été signalé à Bouin en Vendée en 2002 (Joly et al., 2002). L’espèce n’a pas semblé être en mesure de se reproduire. Elle a certainement été introduite avec l’import de coquillages pour l’aquaculture : des sacs de palourdes en provenance d’Italie auraient été lestés de rapanas vivants puis remis à l’eau (Le Duff et al., 2013). Selon l’analyse de risque européenne (Zenetos et Galanidis, 2017) des rapanas sont régulièrement identifiés en baie de Quiberon et dans le golfe du Morbihan (26 spécimens au total).
Dans l’étang de Berre (mer Méditerranée), un spécimen de R. venosa a été identifié pour la première fois par un pêcheur en 2015, puis des pontes et plusieurs rapanas ont été observés en 2020 dans ce même étang par un plongeur amateur (Bazil, 2020). Un signalement par les professionnels de la conchyliculture a été fait depuis 2020 dans deux des principaux bassins conchylicoles atlantiques, le Bassin de Marennes Oléron et le Bassin d’Arcachon (Ifremer, 2022).

Rapana venosa est un gastéropode carnivore qui se nourrit essentiellement de mollusques bivalves. Au maximum (à une température de 26°C) il est estimé que des rapanas de grandes tailles (101 à 160 mm) pourraient ingérer jusqu’à 0.8% de leurs poids en une journée et les petits individus (60 à 100 mm) 3.6%, selon une étude réalisée en baie de Chesapeake aux États-Unis (Savini et al., 2002). Seyhan et al. (2003) ont évalué qu’en moyenne 50 g de R. venosa pourrait ingérer 0,17 à 0,30 g de moules par jour.

L’introduction de R. venosa sur les côtes françaises pourrait constituer une menace, notamment en baie de Quiberon et dans la baie de Marennes-Oléron, pour les cultures d’huitres creuses (Magallana gigas) en eaux profondes directement exposées à la prédation (Bouget et al., 2001).

Répartitions :
En France
Dans le monde

Contributions :  Cette fiche a été réalisée en collaboration avec le Service PatriNat dans le cadre de la Directive-cadre Stratégie pour le milieu marin – Cécile Massé (Service patrimoine Naturel) et Suzie Humbert (UMR EPOC)

Date de rédaction : 11/02/2022, version 1

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