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REEENA, installation d’un réseau régional dédié aux EEE en Nouvelle-Aquitaine

Issu de la fusion des trois anciennes régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, le vaste territoire couvert par la Nouvelle-Aquitaine n’est pas épargné par les espèces exotiques envahissantes qui s’acclimatent bien à son climat océanique (voir notre article à ce sujet «Nouvelle-Aquitaine : un territoire propice à la flore exotique»).

Depuis de nombreuses années, différents acteurs et organisations ont œuvré pour y améliorer la connaissance sur ces espèces exotiques, partager leurs expériences de gestion, veiller sur l’arrivée d’espèces émergentes, communiquer ou bien encore sensibiliser les différents publics. Dans ce domaine, la Nouvelle-Aquitaine est notamment pourvue de plusieurs structures territoriales établies préalablement à la création de la Région :

Au regard des évolutions d’administration des territoires et des enjeux d’efforts coordonnés, une structuration régionale des acteurs devenant Réseau des Espèces Exotiques Envahissantes de Nouvelle-Aquitaine (REEENA) est proposée à partir de 2021.

Les échanges et la mutualisation seront au cœur de ce nouveau réseau pour améliorer les connaissances sur ces espèces, assurer une veille et une gestion efficiente des EEE, entretenir les dynamiques d’acteurs déjà débutées et en développer de nouvelles. Il contribuera pleinement à la déclinaison d’une stratégie régionale relative aux EEE, portée conjointement par l’État et la Région, qui s’inscrira dans la Stratégie Régionale de Biodiversité en cours d’élaboration. Un certain nombre d’actions de cette stratégie régionale reposeront en effet sur les actions de ce réseau, qui pourra en retour bénéficier de la mise en œuvre de cette politique régionale.

Toute personne ou structure intéressée par la thématique des EEE en Nouvelle-Aquitaine peut faire la demande d’intégrer le réseau, pour lequel une cellule d’animation composée de plusieurs structures (CBN, FREDON, Forum des marais atlantiques, Observatoire des PEE Limousin, ARB Nouvelle Aquitaine …) favorisera la mise en œuvre d’actions communes concertées à l’échelle régionale.

L’année 2020 a permis de finaliser un document co-construit présentant les objectifs et le mode de fonctionnement du REEENA. Il clarifie le rôle de chacun des partenaires engagés et présente des « règles » d’organisation souples afin de pouvoir installer ce réseau avec les acteurs déjà volontaires et en poursuivre la construction avec ceux qui souhaiteront l’intégrer dans l’avenir.

Compte tenu de la superficie de la région, un maillage du réseau en 3 niveaux successifs (avec une coordination territoriale intermédiaire) est apparu essentiel pour optimiser les échanges.

Pour 2021, les premières actions de ce réseau seront de définir une feuille de route, d’organiser une première réunion de la cellule d’animation et de définir collectivement les actions à réaliser prioritairement.

A noter que ce nouveau réseau est aussi une forme de succession pour l’ORENVA aux actions engagées depuis plus d’une décennie sur l’ex-territoire régional Poitou-Charentes. Dès sa création, cet observatoire avait développé des relations très régulières avec les gestionnaires de cette région pour les aider dans leurs réflexions et interventions, recueillir, synthétiser et diffuser des informations sur les dynamiques de diverses espèces de plantes exotiques. C’est également ce que devra réaliser ce réseau à venir, avec une double ouverture, portant sur les couvertures d’un plus grand territoire et d’une beaucoup plus large gamme d’espèces de flore et de faune, y compris les marines.

La dernière réunion du comité de pilotage de l’ORENVA a d’ailleurs eu lieu le 07 décembre 2020 et sa dernière lettre d’information diffusée le 06 janvier dernier. Un bilan des actions réalisées dans le cadre ORENVA a été réalisé pour cette occasion permettant in fine de remercier l’ensemble des acteurs ayant œuvré au sein de ce réseau historique durant ces 13 années.

Rédaction : Amandine Ribreau, ARB Nouvelle Aquitaine

Relectures : Madeleine Freudenreich, Comité français de l’UICN et Alain Dutartre, expert indépendant

Pour en savoir plus :