Ressources

Documents disponibles sur www.ambroisie.info

Buttecnschon RM. 2009. Directives pour la lutte contre l’ambroisie à feuilles d’armoise. Euphresco. 47 pp.

Chapgier M.A. 2013. L’Ambroisie : impacts sanitaires et lutte en Rhône-Alpes. Colloque ANTS, 23 mai 2013. ARS Rhône-Alpes. 45 pp.

Fried G. 2012. Guide des plantes invasives. Belin, Paris, 272 pp.

Muller S. (coord.). 2004. Plantes invasives en France. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. 168 pp.

UICN France. 2015. Les espèces exotiques envahissantes sur les sites d’entreprises. Livret 1 : connaissances et recommandations générales. Paris, France, 40 pp.

UICN France. 2015. Les espèces exotiques envahissantes sur les sites d’entreprises. Livret 2 : identifier et gérer les principales espèces. Paris, France, 96 pp.

CITATION

GT IBMA. 2017. Ambrosia artemisiifolia. Base d’information sur les invasions biologiques en milieux aquatiques. Groupe de travail national Invasions biologiques en milieux aquatiques. UICN France et Agence française pour la biodiversité.

UGS : Ambrosia artemisiifolia Catégories : ,

Ambrosia artemisiifolia

Nom commun : Ambroisie à feuilles d’armoise
Catégorie : FLORE
Famille : Asteraceae
Milieu : Terrains perturbés : cultures, chantiers, bord de route, friches, zones d’étiage des cours d’eau
Origine géographique : Amérique du Nord
Nom Anglais : Common ragweed
Auteur : Linné, 1753
Introduction en France : Métropole

MODALITÉS DE GESTION
L’Ambroisie à feuilles d’armoise est une plante annuelle se reproduisant par graines. Les plants sont relativement faciles à éliminer mais le stock de graines dans le sol est plus complexe à gérer. Pour éviter qu’elles ne se propagent, il faut impérativement détruire les plantes avant leur grenaison.

L’arrachage manuel est la technique la plus efficace sur des petites populations. Il doit être réalisé avant la floraison (avant le mois de juillet) pour éviter la libération du pollen et ne pas exposer les intervenants au risque d’allergie.

Le fauchage peut être réalisé sur de plus grandes populations. La hauteur de coupe préconisée est comprise entre 2 et 6 cm si l’Ambroisie est majoritaire sur le terrain. Si d’autres espèces sont présentes, la coupe devra se faire à 10-15 cm du sol pour favoriser les espèces indigènes pérennes qui concurrenceront l’Ambroisie. L’Ambroisie étant capable de repousser après une coupe, une seconde fauche plus basse (sous la zone d’émission des nouvelles tiges) doit être prévue fin août.

La plante profitant des sols nus et perturbés pour s’installer, le recours à la «concurrence végétale » peut être envisagé. L’opération consiste à la plantation d’espèces indigènes à fort pouvoir couvrant (Poaceae, Fabaceae) pour gêner la plante.

En contexte agricole notamment, la pratique du faux semis peut s’avérer efficace. Cette technique permet de réduire le stock de graines du sol : dans un premier temps le sol est préparé afin de favoriser l’expression de la banque de graines contenue dans le champ. Dans une deuxième phase, lorsque les plantules apparaissent, il suffit d’effectuer un second passage afin de détruire les plantules, par des moyens mécaniques.

Plusieurs expériences de gestion montrent que faire pâturer l’ambroisie par des ovins ou des caprins peut être relativement efficace dans certaines conditions.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Cette espèce a été introduite pour la première fois en Europe en 1863 dans le Brandebourg, en Allemagne. La première observation en France, faite dans la vallée de la Loire, daterait de 1865. Elle a ensuite largement colonisé l’ensemble de cette vallée ainsi que celle du Rhône (Muller, 2004). Elle semble cependant limitée par l’altitude et est encore peu présente en région méditerranéenne (Fried, 2012).

En dehors de la compétition avec les plantes cultivées (en particulier le tournesol, le maïs, le soja et le pois), le pollen de l’ambroisie est très allergène et provoque des allergies, rhinites, asthmes, conjonctivites, etc. En région Auvergne-Rhône-Alpes, les coûts sanitaires de l’ambroisie ont été évalués à plus de 22 millions d’euros en 2012 (ARS Auvergne-Rhônes-Alpes, 2016).

Répartitions :
En France
En Europe

Contributions :  Marilou Mottet, Observatoire des ambroisies

Date de rédaction : 30/01/2018, version 2

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