Ressources

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Albins, M. & Hixon, M. 2013. Worst case scenario: potential long-term effects of invasive predatory lionfish (Pterois volitans) on Atlantic and Caribbean coral-reef communities. Environmental Biology of Fishes, 96:1151-1157.

Azzuro E., Stancanelli B., Di Martino V., Bariche M. 2017. Range expansion of the common lionfish Pterois miles (Bennett, 1828) in the Mediterranean Sea: an unwanted new guest for Italian waters. BioInvasions Records 6: 95–98.

Bilge G., Filiz H., Yapici S. 2017. Occurrences of Pterois miles (Bennett, 1828) between 1992 and 2016 from Turkey and the Mediterranean Sea. Journal of the Black Sea/Mediterranean Environment 23: 201-208.

Cerland L. 2014. Analyse de l’incidence et des caractéristiques cliniques de l’envenimation par le poisson-lion en Martinique. Thèse de Doctorat de Médecine, Université des Antilles et de la Guyane, p. 118.

Côté I.M., Smith N.S. 2018. The lionfish Pterois sp. invasion: Has the worst-case scenario come to pass? Journal of Fish Biology 92: 660–689.

Courtenay W.R. 1995. Marine fish introductions in southeastern Florida. American Fisheries Society, Introduced Fish Section Newsletter 14: 2-3.

Golani D., Sonin O. 1992. New records of the Red Sea fishes, Pterois miles (Scorpaenidae) and Pteragogus pelycus (Labridae) from the eastern Mediterranean Sea. Japanese Journal of Ichthyology 39: 167–169.

Green, S., Akins, J., Maljkovi, A., Côté, I., 2012. Invasive lionfish drive Atlantic coral reef fish declines. PLoS One 7:e32596

Sommer C., Schneider W., Poutiers J.M. 1996. FAO species identification field guide for fishery purposes. The living marine resources of Somalia. FAO, Rome, p. 376.

Espèce non règlementée

CITATION

OFB & UICN France. 2020. Pterois miles. Base d’information sur les espèces exotiques envahissantes. Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes. UICN France et Office français de la biodiversité.

UGS : Pterois miles Catégorie :

Pterois miles

Nom commun : Rascasse volante de l’océan Indien, Poisson-lion
Catégorie : FAUNE
Famille : Scorpaenidae
Milieu : Eau marine, lagons et le long des pentes rocheuses, mangroves, estuaires et eaux troubles
Origine géographique : Mer Rouge et Océan Indien
Nom anglais : Devil firefish ou common lionfish
Auteur : Bennet, 1828
Introduction en France :

MODALITÉS DE GESTION
Encore absent des eaux métropolitaines, le Pterois miles ne fait pas l’objet de mesures de gestion ou de régulation en France.
Un projet européen de quatre ans, RELIONMED-LIFE a débuté en 2017 à Chypre, dans l’objectif de développer les capacités et les outils de lutte contre les poissons-lions, en particulier dans les habitats prioritaires.

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
Présent à Mayotte, aux îles éparses et à La Réunion (voir INPN), P. miles a été introduit sur les côtes méditerranéennes et atlantiques ouest (Golani & Sonin, 1992 ; Sommer et al., 1996 ; Bilge et al., 2017).

En Atlantique ouest, il est probable que des spécimens liés au commerce des espèces d’ornementation aient été relâchés, intentionnellement ou accidentellement, dans la nature dès les années 90 (USGS). Il s’agit d’une espèce lessepsienne, qui a profité de l’ouverture du canal de Suez en 1869 pour circuler de la mer Rouge vers la Méditerranée.

En Méditerranée, P. miles a été observée pour la première fois en en 1991, sur les côtes israéliennes (Golani & Sonin, 1992). L’espèce fût de nouveau retrouvée à partir de 2012. Depuis, on observe une progression rapide du Poisson-lion d’est en ouest. Ainsi, en septembre 2016, un spécimen a été observé en Italie, dans la réserve naturelle de Vendicari, au sud de la Sicile (Azzuro et al., 2017).

Longtemps mentionnées comme des simples variations géographiques, P. miles et P. volitans sont considérées actuellement comme deux espèces bien distinctes, et seule une analyse génétique permet de différentier de manière certaine les deux espèces.

En consommant en grande quantité les juvéniles et les proies des poissons piscivores locaux et en étant un compétiteur spatial pour d’autres poissons prédateurs et macro-crustacés, comme la langouste, le Poisson-lion affaiblit les stocks de ces populations et exacerbe les effets de la surpêche commerciale et de loisir (Albins & Hixon 2013). Dans ses aires d’introduction, il n’y a pour l’instant pas d’indication d’une potentielle compétition par interférence (directe) ou pour la ressource (indirecte) avec les poissons natifs (Côté & Smith, 2018). Cependant, seul un très petit nombre de prédateurs s’attaquent aux rascasses, très bien équipées pour se défendre.

Les rascasses volantes (P. volitans et P. miles) ont une chair appréciée et nutritive. Les épines des rascasses volantes sont cependant venimeuses. Les piqûres sont très douloureuses voire mortelles dans de rares cas (Cerland, 2014). Elles peuvent causer des œdèmes, rougeurs, saignements, nausées, engourdissements, douleurs articulaires, maux de têtes, vertiges, confusions, désorientations, paralysies, et convulsions. Le venin est thermosensible et peut être détruit par une source de chaleur.

Répartitions :
En France
Dans le monde

Contributions : Cette fiche a été réalisée en collaboration avec l’UMS PatriNat dans le cadre de la Directive-cadre Stratégie pour le milieu marin – Relecture par Cécile Massé (UMS PatriNat) et Coraline Jabouin (OFB)

Date de rédaction : 30/06/2020, version 1.

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