Evaluation et surveillance de l’état écologique de la Méditerranée : un indicateur commun sur les EEE

 In dossiers de la lettre d'information

Lors de leur 19ème réunion ordinaire de février 2016, les 21 pays de la Méditerranée et l’Union européenne, parties contractantes de la Convention pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (Convention de Barcelone), ont adopté un Programme d’évaluation et de surveillance intégrées de la mer et des côtes méditerranéennes et des critères d’évaluation connexes (IMAP).

Mis en place par l’Unité de Coordination de l’ONU Environnement dans le cadre du Plan d’Action pour la Méditerranée, ce programme a pour objectif de réaliser une “analyse intégrée et quantitative de l’état du milieu marin et côtier, englobant à la fois la pollution et les déchets marins, la biodiversité, les espèces non-indigènes, le littoral et l’hydrographie, sur la base d’indicateurs, d’objectifs et de descriptions régionaux communs relatifs au « bon état écologique »”. Son “but ultime est d’évaluer l’état de la mer Méditerranée et de son littoral, pour une action renforcée“. Il fait suite aux travaux engagés depuis 2008 par les Parties contractantes pour définir des objectifs stratégiques communs à l’échelle de la Méditerranée.

Comportant 11 objectifs écologiques, ce programme utilise 27 indicateurs communs considérés comme pouvant donner une “indication du degré de menace ou de changement dans l’écosystème marin et côtier” et pouvant “apporter des informations précieuses aux décideurs”.

Un rapport édité début 2017 présente ces indicateurs communs et quatre domaines de surveillance et d’évaluation concernant respectivement la biodiversité et indicateurs communs connexes aux espèces non-indigènes (ENI), la pollution et les déchets, les écosystèmes côtiers et l’énergie y compris les bruits sous-marins.

La petite méduse Mnemiopsis leidy se nourrit d’œufs et de larves de poissons. Responsable de l’effondrement de pêcheries en mer Noire, elle a désormais atteint la Méditerranée.

Dans l’objectif écologique n°2, l’indicateur commun n°6 est consacré aux espèces non indigènes (ENI). Il est formulé de la manière suivante : “Tendances de l’abondance, occurrence temporelle et distribution spatiale des espèces non indigènes, en particulier les espèces invasives non indigènes, principalement dans les zones à risques“.

Sur ce sujet, le rapport précise que l’objectif inclut les vecteurs et voies de propagation de ces espèces “dans la colonne d’eau et le fond marin“. Il indique que les espèces exotiques envahissantes (EEE) sont des sous-catégories de la liste établie des ENI en rappelant les impacts potentiels de ces espèces. Au sein de la surveillance générale des ENI, celle des EEE devrait être particulièrement poussée sur les points d’introduction et les zones d’intérêt spécial comme les zones marines protégées.

Au cours de la phase initiale de l’IMAP, il est prévu que chaque Partie contractante devra établir une liste d’EEE devant faire l’objet d’une surveillance dans le cadre de son programme national de surveillance, et commencer à collecter des données concernant ces espèces. Cette collecte pourra s’appuyer sur les bases de données comme la base MAMIAS, rassemblant les données sur les EEE en Méditerranée, et sur le réseau européen EASIN.

 

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