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Mission d’information parlementaire « Flash » sur l’impact des plantes aquatiques exotiques envahissantes

Dans la continuité de la mission d’information parlementaire menée en 2021 (voir l’article à ce sujet), les députés Nadia Essayan (Cher) et Patrice Perrot (Nièvre) ont poursuivi leurs réflexions sur les plantes aquatiques exotiques envahissantes, en concentrant cette fois-ci leurs travaux sur la région Bretagne. Une dizaine de tables rondes et d’auditions ont été conduites, et un déplacement de deux jours sur le terrain a été organisé. Les conclusions de leurs travaux ont été présentées le 22 février devant l’Assemblée nationale.

La communication disponible sur le site de l’Assemblée présente les principales structures engagées en région Bretagne dans la prévention et la gestion des plantes aquatiques. Les députés ont toutefois souligné le manque d’échanges et de coordination entre les acteurs scientifiques, botanistes et bénévoles, et appellent à renforcer les liens entre les acteurs de recherche et d’observation de terrain et les acteurs publics chargés de la politique de prévention et de gestion.

Le comité de lutte contre le Séneçon en arbre (Baccharis halimifolia) dans le Morbihan, en partenariat avec la DDTM et le Collectif antibaccharis, et la stratégie bretonne sur les EEE, pilotée par la DREAL Bretagne, en partenariat avec la Fredon, font partie des initiatives mises en avant par les députés. Parallèlement à la stratégie régionale (qui devrait entrer en vigueur à la fin de l’année 2022), une interface sur les EEE sera déployée pour réunir les données et informations existantes sur les EEE en Bretagne et permettre aux particuliers de transmettre des signalements. Des chaînes d’actions rapides devront ensuite être formalisées par département et au niveau régional pour permettre le déclenchement d’actions de gestion à la suite d’un signalement.

L’absence de Conservatoire d’espaces naturels dans la région est évoquée, en rappelant que dans de nombreuses régions ces structures sont un appui dans le rôle d’animation, de sensibilisation et de recension des actions existantes. Enfin, la nécessité de rendre interministériel le sujet des EEE, pour couvrir à la fois les enjeux sanitaires, agricoles et environnementaux, est exprimée par les personnes auditionnées.

En conclusion de leur rapport, les députés proposent un schéma de gouvernance structuré autour de trois principes :

  • Promouvoir une gouvernance élargie à travers une confiance renforcée envers les acteurs de terrain ;
  • Adopter une approche territorialisée ;
  • Réfléchir à un pilotage conjoint de l’État et des collectivités territoriales.

La dernière de leurs propositions consiste à la mise en place une instance de coordination nationale pour dresser un bilan des actions menées. Le Centre de ressources EEE est alors identifié pour « jouer le rôle d’instance de coordination et d’analyse des retours d’expériences de gestion », en précisant que cette montée en compétence devrait être accompagnée du renfort des moyens humains et financiers alloués.

Pour en savoir plus :