CITATION

OFB & UICN France. 2020. Triadica sebifera. Base d’information sur les espèces exotiques envahissantes. Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes. UICN France et Office français de la biodiversité.

UGS : Triadica sebifera Catégories : , , ,

Triadica sebifera

Nom commun : Arbre à suif
Catégorie : FLORE
Famille : Euphorbiaceae
Milieu : Terrestre
Origine géographique : Chine et Japon
Nom anglais : Chinese tallow
Auteur : (Linnaeus) Small, 1933
Introduction en France : Absente dans le milieu naturel

MODALITÉS DE GESTION
Les jeunes plants de T. sebifera peuvent être efficacement éliminés à la main, en s’assurant que l’intégralité de la racine ait bien été prélevée. La gestion des plantes matures est plus fastidieuse car les souches et les racines peuvent repousser après avoir été endommagées. Les individus adultes doivent être coupés au niveau du sol avec des scies électriques ou manuelles. La coupe doit se faire après la floraison et avant la production de graines pour éviter leur dispersion. L’espèce est sujette au drageonnage et une gestion des rejets par de la coupe répétée est nécessaire lors des mesures post-intervention (SE-EPPC, 2003).

Le cerclage peut être utilisé pour de petits peuplements mais n’est pas approprié pour les grandes populations en raison de l’effort nécessaire pour appliquer des traitements de suivi pour contrôler la repousse (SE-EPPC, 2003). Des traitements de suivi peuvent être nécessaires pendant de nombreuses années, jusqu’à l’épuisement des racines.

Le pâturage ne peut pas être envisagé pour contrôler T. sebiferum en raison de la toxicité du feuillage pour les bovins (Rice, 1998). L’indondation des parcelles colonisées ne fonctionne pas non plus, les plantules de T. Sebiferum survivant à l’immersion dans l’eau douce ou saumâtre (jusqu’à 50 % de salinité) (Rice, 1998).

MODALITÉS D’INTRODUCTION EN FRANCE ET IMPACTS DOCUMENTÉS
L’espèce est indiquée comme « introduite non établie (dont cultivée ou domestique) » en Martinique et en Polynésie française (INPN).

En Europe, l’espèce est considérée comme absente en milieu naturel mais on retrouve des mentions de plantations historiques et d’introductions dans les jardins du sud de la France depuis le 19ème siècle (Société nationale d’horticulture de France, 1832).
L’espèce survivrait bien dans le Grand Jardin de La Valette, à proximité de Toulon, et pourrait manifestement produire des graines, mais aucune mention de l’espèce n’a été faite en dehors du jardin (Cottaz, comm. pers.). L’ancien Jardin colonial de Paris aurait également testé l’espèce pour la production d’huile au début du 20ème siècle (EPPO, 2018a).

Largement utilisé dans la médecine chinoise, l’Arbre à suif a tendance à devenir envahissant dans les milieux où celui-ci a été introduit. Aux États-Unis, T. sebifera provoque une modification du cortège végétal indigène. L’espèce forme des peuplements dominants qui peuvent transformer des milieux prairial en habitat à fourrés ligneux en 10 ans (EPPO, 2018b).

Une altération de la qualité de l’eau est constatée dans les milieux envahis par l’espèce (Leonard, 2008). Les larves d’amphibiens peuvent être affectées négativement lors de la décomposition de la litière des feuilles de T. sebifera en automne (Cotten et al., 2012).

Le feuillage de l’arbre à suif est toxique pour le bétail et sa sève peut être irritante pour la peau ou diarrhéique (Rice, 1998).

Répartitions :
En France
Dans le monde

Contributions : Cyril Cottaz (CBN méditerranéen de Porquerolles)

Date de rédaction : 24/03/2020, version 1.

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