La gestion des jussies en Grande-Bretagne

 In dossiers de la lettre d'information

Au début des années 2000, les premières observations de développements de jussies dans le sud de l’Angleterre ont alerté les autorités. Le Département de l’Environnement, de l’Agro-alimentaire et des affaires Rurales du Royaume-Uni (Department for Environment Food & Rural Affairs – DEFRA) a donc financé en 2006-2007 un projet de recherche portant sur le développement de stratégies d’éradication des espèces de Ludwigia en Grande-Bretagne. Dans ce contexte, une analyse de risque concernant la Grande-Bretagne, incluant les espèces de Ludwigia, L. grandiflora, L. hexapetala et L. peploides a été réalisée sous son égide.

Les recommandations en matière de stratégie du rapport de 2007 ont ensuite permis la mise en place en 2009 d’un programme coordonné de gestion, toujours en action, qui fait régulièrement l’objet d’évaluations.

En parallèle de ce programme de gestion, une analyse des coûts économiques des espèces non indigènes envahissantes en Grande-Bretagne a été réalisée en 2010, incluant les jussies.

Développement de stratégies d’éradication des espèces de Ludwigia en Grande-Bretagne (2006-2007)

Le rapport de synthèse produit sur ce sujet par le CEH (Centre for Ecology and Hydrology) de Wallingford rassemble les données disponibles à l’époque en matière de biologie et d’écologie des espèces.

Le lecteur y trouvera un court bilan sur les modalités envisageables de gestion et des résultats expérimentaux d’applications d’herbicides, ainsi que des éléments taxonomiques concernant les espèces de Ludwigia, une description des plantes, des habitats favorables, des modalités de développement et de reproduction, et des impacts. La répartition mondiale a été citée et la carte actualisée de 2007 (Figure 1) de la répartition en Angleterre y figure également.

Figure 1 : Observations de jussie en Angleterre (octobre 2007)

Un examen des méthodes de contrôle des jussies constitue la dernière partie de synthèse bibliographique de ce rapport. Débutant par une définition précise d’objectif ” Pour parvenir à l’éradication, un contrôle à 100 % doit être réalisé la première année. Les traitements de suivi impliquent généralement le contrôle des semis, le cas échéant, ou la repousse à partir de fragments non affectés par les herbicides au cours de la première année.“, le chapitre examine rapidement les possibilités de contrôle mécanique et biologique, d’ombrage et d’applications d’herbicides.

Le rapport se termine par une partie intitulée “Tentative d’éradication” (“Attempt to eradicate“) qui décrit une expérimentation réalisée en 2006 d’applications d’herbicides sur une population de jussie dans un site au sud de l’Angleterre. Les molécules herbicides testées étaient du glyphosate et du 2,4-D amine, appliquées ou non avec un adjuvant de contact à base de soja, encore non-homologué à l’époque pour cette utilisation.

Le critère d’évaluation de l’efficacité du traitement était la biomasse de jussie mesurable 21 et 56 jours après l’application, en comparaison avec une population non traitée.

Les résultats de cette expérimentation ont été jugés très positifs puisqu’une réduction de biomasse de la plante d’environ 75 % a été obtenue en utilisant différents mélanges de ces molécules et l’application du mélange glyphosate et adjuvant de contact a même donné une réduction de près de 98 %.

Rien de surprenant donc à ce que le résumé exécutif du rapport mette donc l’accent sur l’efficacité des applications d’herbicide et sur l’intérêt de l’adjuvant permettant d’améliorer l’efficacité du glyphosate, probablement par la libération ralentie de l’herbicide qu’il produit. Le rapport indique même que ses signataires avaient l’intention d’encourager l’entreprise l’utilisant à promouvoir et enregistrer ce produit.

Programme de gestion de Ludwigia grandiflora en Grande-Bretagne : rapport d’étape de 2019

La stratégie coordonnée de gestion des jussies développée depuis 2009 a régulièrement fait l’objet d’évaluations par le DEFRA. Un rapport d’étape datant de 2017 rédigé par Trevor RENALS, conseiller technique principal sur les espèces exotiques envahissantes, a été récemment suivi par la diffusion d’un rapport d’étape du même auteur daté de 2019, présenté dans cet article.

Destiné à une large diffusion, ce rapport de 10 pages présente les progrès accomplis dans le cadre d’un programme d’éradication de Ludwigia grandiflora (“Water Primrose“), introduite comme plante ornementale, très envahissante en milieux aquatiques, interdite à la vente en Angleterre et au Pays de Galles depuis avril 2014.

Une évaluation largement basée sur les impacts déjà connus de cette espèce ailleurs en Europe occidentale, en particulier en France, montrant des risques élevés de dispersion de l’espèce en Grande-Bretagne, a été faite depuis plus d’une décennie, c’est pourquoi la jussie est devenue Le sujet du premier plan d’action sur les espèces exotiques envahissantes, coordonné par l’Agence pour l’environnement, qui décrit la coordination et les procédures à mettre en place.

Afin de maintenir les efforts de prévention et de surveillance de la stratégie, le rapport renouvelle une sollicitation auprès des gestionnaires des milieux aquatiques, des agriculteurs et du public pour signaler les observations de la plante. Une affiche d’alerte et une fiche d’identification de la plante sont disponibles sur le site internet www.nonnativespecies.org/alerts.

Le précédent rapport ayant plus particulièrement examiné les dossiers techniques des interventions de traitement et les raisons potentielles de variabilité de l’efficacité de ces interventions selon les sites traités, l’auteur précise que ce présent rapport se concentre sur les risques du programme, sur la meilleure façon de les gérer et sur les changements à opérer en matière de communication et de méthode.

Actualisation des informations

Au cours des dix ans du programme, 25 sites supplémentaires ont été ajoutés aux 14 identifiés en 2009 (Figure 2). Deux nouveaux sites dans des mares de ferme ont été signalés en 2019.

Figure 2 : nombre de sites faisant l’objet du programme d’éradication

Sur ce total de 39 sites, 9 ont été confirmés comme “éradiqués”, après avoir été inspectés et jugés sans reprise des jussies pendant une période de 5 ans. 6 autres sites toujours en période d’inspection de 5 ans seraient éradiqués. Outre ces 15 sites, 21 autres sites sont concernés pas une gestion active des plantes. La plupart de ces sites ne présentent plus que de petites zones de colonisation résiduelle.

Aucun rapport d’étape sur les trois sites restants n’a été publié. Dans l’un d’eux les jussies auraient disparues depuis 2014 mais ce site n’a pas été inspecté en 2018 ou 2019 pour confirmer cette éradication. Un des sites est un bassin de jardin présent sur une copropriété d’appartements et pour lequel un consensus sur la poursuite du traitement n’a pu être établi par les propriétaires. Le dernier site est également un petit bassin de jardin, où l’espèce serait considérée comme éradiquée mais sans confirmation. Il est donc probable que soit sous-estimé le nombre de sites où une éradication peut être confirmée.

Toutes les colonisations confirmées de jussie ont fait l’objet d’une intervention au cours des 12 derniers mois. La superficie cumulée de jussie encore observée dans l’ensemble des sites est inférieure à 100 m². Il s’agit donc d’un excellent résultat, compte tenu des capacités de développement de la plante.

Sites répertoriés

La grande majorité des sites où la jussie a été observée (Figure 3) sont des plans d’eau de superficie réduite dans des environnements gérés (Figure 4).


Figure 3 : sites où la jussie a été observée. En vert les sites où elle a été éradiquée dans le cadre du programme, en rouge les sites où elle est encore observée

Figure 4 : Types et nombre de sites faisant l’objet du programme

Ces sites sont susceptibles d’être les principaux points d’introduction et suggèrent que la propagation secondaire “dans la nature” a été jusqu’à présent limitée. Le seul site en rivière a été identifié en 2005 et éradiqué au début du programme.

Chaque année, le rappel sur les besoins de recueil des informations de nouveaux sites de jussie est diffusé à la fin de l’été, période de floraison maximale de la plante pour en faciliter la reconnaissance. En 2019, il a particulièrement visé les agents gouvernementaux et non gouvernementaux qui visitent les fermes, en lien avec les deux nouvelles observations concernant les mares de fermes. Aucune autre observation n’a été obtenue à la suite de la campagne de communication.

Les observations de nouveaux sites de jussies proviennent de diverses sources, le plus souvent du personnel de l’Agence pour l’environnement via les réseaux d’organismes sur la faune, la pêche à la ligne et les rivières, les groupes botaniques et autres partenaires.

Le CEH exploite un système d’alerte par courrier électronique proposé par le Secrétariat sur les espèces non indigènes et d’autres organismes. Ce système est un point de contact central pour diverses espèces non indigènes envahissantes prioritaires.

Le programme de communication est orienté vers les groupes d’intérêt les plus susceptibles de rencontrer la jussie, possédant les compétences botaniques requises, tels que les écologistes de terrain, et les personnes susceptibles de posséder ou de visiter les types d’habitats dans lesquels la jussie a déjà été observée. Il y a un risque qu’une telle approche trop ciblée ne permette pas d’identifier d’éventuels nouveaux types d’habitats, aussi est-il nécessaire de maintenir une approche de communication plus large vers le grand public.

Actuellement, le processus de collecte des enregistrements des diverses sources et bases de données repose sur les accords d’accès aux données que l’Agence pour l’environnement a conclus avec les propriétaires de ces données. Ce problème n’est pas spécifique au programme sur la jussie. Une méthode plus efficace de collecte, de traitement et de diffusion des observations des espèces envahissantes prioritaires bénéficierait à un certain nombre de programmes de gestion. La vérification/validation de l’identification des espèces est une étape essentielle de notre réponse de gestion, et un processus de vérification formel devrait être appliqué à tous les enregistrements avant de donner suite.

Quelles voies d’introductions ?

Le rapport indique que des colonisations de jussie pourraient subsister dans les bassins de jardin, soit à partir de la période durant laquelle l’espèce était encore légalement disponible, soit à partir d’un commerce illégal plus récent. Par ailleurs certaines plantes aquatiques envahissantes peuvent se retrouver par accident dans du matériel de pépinière et être incluses dans des programmes de plantation de variétés de plantes non envahissantes. Des mesures devraient être prises pour garantir que le matériel de pépinière est exempt de contamination avant la vente.

La communication avec les jardiniers susceptibles de posséder des jussies doit être traitée avec précaution pour que ces personnes puissent recevoir des conseils adéquats sur l’élimination de ces plantes, afin d’éviter des réactions inadaptées qui pourraient entraîner une élimination inappropriée et créer des risques de propagation ultérieure. La campagne “Be Plant Wise” a été conçue pour sensibiliser les jardiniers, les propriétaires d’étangs et les détaillants aux dommages causés par les plantes aquatiques envahissantes et fournir la démarche d’élimination appropriée.

Il est essentiel que l’ordonnance de 2019 sur les espèces exotiques envahissantes (“The Invasive Alien Species (Enforcement and Permitting) Order“) soit correctement appliquée et appliquée à toutes les formes de commerce, y compris les ventes en ligne : cette ordonnance transposant le règlement 1143/2014 de l’UE dans le droit britannique est entrée en vigueur le 1er décembre 2019.

L’application de la loi devrait également tenir compte de la pratique courante de mauvais étiquetage des plantes, en particulier dans le commerce en ligne, qui est souvent utilisé pour poursuivre le commerce d’espèces interdites à la vente.

Les graines de jussie : quel risque ?

L’importance relative de la propagation possible de l’espèce à partir de ses graines n’est pas connue. L’élimination manuelle des repousses de jussies réalisée dans les sites colonisés semble indiquer que la grande majorité des nouvelles plantes sont issues de fragments de rhizomes, la reproduction végétative restant ainsi le principal moyen de dispersion de la plante (Figure 5). Des germinations ont cependant été observées en 2014 après une intervention dans un bassin du marais de Breamore proche de Southampton.

Figure 5 : plantules issues de graines (à gauche), régénération à partir des rhizomes (à droite)

Cette confirmation du potentiel de production de graines viables au Royaume-Uni doit amener à appliquer une biosécurité stricte sur les sites colonisés et le risque de dispersion par les graines doit être pris en compte dans les dispositions de gestion des déchets. La potentielle existence d’une banque de graines dans les sites colonisés ou éradiqués justifie la poursuite des inspections régulières, sur et autour du site, pendant une période d’au moins cinq ans. Tout le matériel (machines et équipement) utilisé dans ces sites devront être soumis à une biosécurité rigoureuse et tout sol retiré du site être éliminé conformément au

Ce protocole de traitement et d’élimination des plantes non indigènes envahissantes doit s’appliquer pour le matériel végétal non indigène envahissant et le substrat dans lequel il est enraciné. Applicable sans permis particulier, il comporte des indications pour traiter ou enterrer tous les types de matériel végétal non indigène envahissant, des conditions spécifiques de traitement pour les renouées asiatiques, des modalités de réutilisation de sols criblés ou tamisés et de brûlage de plantes.

Il existe de nombreuses voies potentielles de transfert de jussies reliant le Royaume-Uni à des zones colonisées en Europe continentale. La migration des oiseaux présente un risque, bien qu’à l’exception de la première colonisation enregistrée en 1998 au London Wildfowl and Wetland Centre (zones humides situées dans une boucle de la Tamise dans le Sud-ouest de Londres), les sites du Royaume-Uni dans lesquels la jussie s’est établie n’ont pas conservé de populations d’oiseaux importantes. Un risque plus important existe avec certaines activités de loisirs, comme la pêche à la ligne ou la navigation de plaisance, qui font déjà l’objet de plans d’action.

Le risque d’arrivées de graines de jussie depuis l’étranger doit donc être considéré comme une justification supplémentaire des mesures existantes. Il également important de savoir que si des introductions de jussie se produisent de cette manière, l’espèce peut s’installer dans une grande variété d’habitats, dont certains très connectés aux cours d’eau. C’est une justification supplémentaire pour ne pas dépendre d’un programme de communication trop lié aux types de sites colonisés existants.

Le risque posé par d’autres espèces non indigènes de Ludwigia

Toutes les mesures de gestion des voies et plans d’urgence devraient également inclure la menace potentielle posée par Ludwigia peploides, qui n’a pas encore été observée au Royaume-Uni mais s’est révélée très problématique ailleurs en Europe. L. peploides semble occuper une niche légèrement différente de celle de Ludwigia grandiflora, mais certains informations suggèrent que là où les deux espèces sont présentes ensemble, elle a le potentiel de surpasser L. grandiflora.

Diverses espèces de Ludwigia non indigènes sont facilement disponibles dans le commerce au Royaume-Uni. Il peut s’agir d’une conséquence de la mise en place de “listes noires” d’espèces interdites à la vente. Comme la taxonomie du genre Ludwigia est complexe, avec 82 espèces actuellement reconnues, dont nombreuses ont de notables capacités de colonisation (“weedy tendencies“), des travaux supplémentaires seraient nécessaires sur les risques présentés par les espèces encore disponibles dans le commerce.

Dans cette partie du rapport, l’auteur signale enfin qu’un hybride de Ludwigia est déjà présent en Grande-Bretagne : il s’agit Ludwigia x kentiana. Observé depuis 1995 et présent dans seulement quatre sites, cet hybride ne semble pas présenter actuellement de risque notable (pour en savoir plusLudwigia x kentiana, un taxon de jussie potentiel en France ?).

 Rappels et recommandations

Après des remerciements aux propriétaires fonciers, aux gestionnaires de sites qui contribuent à ce programme d’éradication et aux superviseurs de ce programme, le rapport se termine par des rappels et des recommandations :

  • le financement des interventions est assuré pour la durée du programme,
  • la campagne “Be Plant Wise” devrait être tournée vers les jardiniers et la production horticole afin de réduire les impacts de l’élimination dans la nature de la jussie et d’autres plantes envahissantes non indigènes,
  • les observations de jussie devraient être encouragées tous les ans entre août et octobre en utilisant les réseaux sociaux et les bases de données, en mettant l’accent, mais pas exclusivement, sur les types de sites déjà colonisés,
  • le développement d’un système rapide et efficace est souhaitable pour rassembler, vérifier, traiter et diffuser les données d’observations de jussie, en privilégiant une démarche qui puisse également profiter à d’autres programmes de gestion des espèces envahissantes,
  • si les espèces et hybrides non indigènes de Ludwigia présentent un risque de devenir envahissantes en Grande Bretagne, les mesures les concernant prises pour empêcher leur commerce et leur propagation devraient être inclues dans le programme,
  • tous les superviseurs des sites colonisés doivent s’assurer qu’ils effectuent les visites de liaison et d’inspection nécessaires et rendent compte rapidement des résultats.

En annexe, deux tableaux de programmation 2020 complètent ce rapport. Le premier présente un répertoire des risques identifiés et des mesures de réduction envisagées, le second le plan de communication sur le programme.

Rédaction : Alain Dutartre, expert indépendant
Relectures : Madeleine Freudenreich et Emmanuelle Sarat, Comité français de l’UICN
& Nicolas Pipet, Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise

 

En complément : le « Commentaire de Nicolas Pipet » en réaction à cet article

Nicolas PIPET [Responsable de l’entretien et de la maintenance, Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise
(nicolas.pipet@sevre-niortaise.fr ; https://www.sevre-niortaise.fr/)
Membre du réseau d’expertise scientifique et technique (REST EEE) – cliquez sur la photo pour en savoir plus

Tout d’abord le terme d’éradication m’a surpris au sujet de la mise en place d’un plan de gestion sur les jussies à l’échelle d’un pays même si au début de ce plan il ne s’agissait que de quelques sites colonisés et connus (comme bien souvent malheureusement). Connaissant bien la plante et ses caractéristiques et toutes les difficultés dans la mise en œuvre des méthodes de gestion et leurs efficacités, je croyais ne plus lire ce terme ou bien uniquement dans certains cas très précis.

Les premiers essais d’application d’herbicides semblent efficaces mais pour quelle durée réelle : au-delà des suivis sur plusieurs semaines, que se passe-t-il ensuite ? De plus, aucune information n’est fournie sur les impacts de ces applications et un rappel de la réglementation aurait mérité d’être apporté.

Le rapport de 2010 « d’analyse des coûts économiques des espèces non indigènes envahissantes en Grande-Bretagne » est une étape importante, je pense, pour prendre le recul nécessaire à une stratégie de gestion à grande échelle, ouvrir la mallette des nombreuses méthodes déjà utilisées/testées dans différents pays et se poser toutes les questions relatives aux impacts des interventions, celles d’application d’herbicides notamment.

Le volet communication/sensibilisation, retour d’informations, système de veille et d’alerte semble bien fonctionner et son extension dans le temps vers un public moins averti est une bonne démarche qui contribue à une meilleure efficacité du principe de « détection précoce et action rapide » développé en France depuis quelques années.

Cet article montre bien la démarche de recherches, de tests de méthodes, d’analyses de ce qui se fait localement mais aussi dans d’autres pays, d’amélioration de la connaissance sur biologie/écologie de l‘espèce, la communication et l’ouverture au plus large public possible pour obtenir des informations sur la localisation de l’espèce et un budget alloué à cette action bien précise, …

Au final, la mobilisation de tous sur une période donnée est une bonne stratégie installée dans le temps et sur des supports/bases solides pour obtenir de bons résultats. Le plus difficile est peut-être désormais que cette action bien menée dès le départ perdure car rien n’est jamais acquis avec cette plante, on en découvre tous les jours…

 

Illustration de couverture : Ludwigia grandiflora by Trevor Renals

Cet article est également disponible en : Anglais

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